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En portant la voix de Jacques Brel, le violoncelle fait ressurgir les empreintes que la musique classique a laissées dans ses chansons. Se prenant au jeu de suivre les traces des compositeurs, le pianiste s’amuse à laisser des marques encore plus nettes en incluant des citations de grandes œuvres du répertoire. Tout s’entremêle ; des Valses à trois et mille temps, des polkas Flamandes, des Amants argentins, des Bourgeois espagnols…
J’avais envie d’offrir des bis à la fin de nos concerts sous forme de clin d’œil et d’interpeller le public par la superposition de deux œuvres différentes. Partant sur des chansons de Jacques Brel, le travail d’arrangement totalement expérimental m’offre quelques surprises ; alors que j’envisage de superposer Les Flamandes sur une Polka de Chostakovitch, je consulte la partition de la chanson. La première indication est : Tempo di Polka ! Cela n’a rien d’étonnant quand on sait que Gérard Jouannest et François Rauber, principaux arrangeurs et compositeurs de Jacques Brel, sont tous les deux pianistes classiques. La musique des chansons de Brel est imprégnée de musique classique. Plusieurs citations sont d’ailleurs présentes dans les chansons. Le deuxième mouvement du concerto en sol majeur de Ravel que Jouannest avait récemment travaillé pour son prix au conservatoire de Paris est nettement reconnaissable dans la chanson Les Désespérés.
Je n’ai pas longtemps hésité à confier la mission la plus difficile à Camille : porter la voix de Brel ! Le violoncelle, privé de paroles et de gestes mais doté d’une grande expressivité tire bien son épingle du jeu en évitant de tenter une réincarnation d’un modèle inimitable.
Alexis Thibaut de Maisières
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